L’histoire de Pont de Mer Humanitaire est celle d’une mobilisation citoyenne devenue une structure humanitaire organisée.
« La solidarité ne doit pas s’arrêter aux frontières. »
Avant Pont de Mer Humanitaire, il y a eu Yaser. Les liens noués avec lui bien avant son arrivée en France ont conduit Jérôme et Emna à l’accueillir à Concarneau en juin 2025, après son départ de Gaza et un long parcours d’exil.
Sa famille était restée dans l’enclave. La priorité est alors devenue immédiate : alerter, mobiliser et rechercher une voie de protection et de soins. Un comité citoyen s’est progressivement structuré autour de Yaser, de sa famille d’accueil et de nombreuses personnes refusant l’impuissance.
L’association n’était pas prévue. L’idée a mûri à mesure que les obstacles médicaux, administratifs et humanitaires révélaient la nécessité d’une action plus organisée. Une conviction s’est alors imposée : l’expérience acquise pouvait être structurée, renforcée et mise au service d’autres parcours.
Pont de Mer Humanitaire a été créé le 16 février 2026. L’association est née du réel : non pour réécrire la mobilisation qui l’a précédée, mais pour lui donner un cadre durable, responsable et ouvert à d’autres personnes confrontées à une rupture d’accès aux soins ou aux études.
Découvrir l’histoire racontée par la presse
Lorsque le dossier de la famille AL RAYYES est arrivé jusqu’à nous, il ne s’agissait pas seulement d’une urgence humanitaire parmi d’autres. Il s’agissait d’une famille prise au piège de la guerre, des frontières administratives, des lenteurs diplomatiques et de l’effondrement des systèmes de soins.
Très vite, une conviction s’est imposée : il fallait agir. Concrètement. Humainement. Sans attendre.
Autour de cette mobilisation, un comité de soutien s’est structuré progressivement en Finistère, avec l’appui du Collectif Liban Palestine Sud Cornouaille, de citoyens engagés, de bénévoles, d’artistes, de familles, de militants associatifs et de nombreuses personnes refusant l’impuissance.
Cette mobilisation s’est construite grâce à l’engagement de nombreuses personnes, collectifs et initiatives citoyennes ayant contribué à soutenir la famille AL RAYYES et à sensibiliser localement autour de cette situation humanitaire.
Des centaines d’actions ont vu le jour. Chaque objet fabriqué, chaque bracelet tissé, chaque magnet peint à la main, chaque affiche installée, chaque euro récolté portait un message simple.
“Une famille ne doit pas être abandonnée.”
Derrière chaque image, chaque stand et chaque objet présenté ici, il y a des personnes qui ont donné du temps, de l’énergie, des compétences et parfois une part d’elles-mêmes.
Non pas comme une structure théorique, mais comme une réponse opérationnelle construite au contact du réel : coordination humanitaire, accompagnement administratif, accès aux soins, mobilisation citoyenne, plaidoyer humanitaire et mise en relation d’acteurs médicaux, institutionnels et associatifs.
Notre histoire est donc avant tout une histoire collective. Une histoire de citoyens ordinaires qui ont décidé que la solidarité devait devenir une action organisée.
La solidarité ne doit pas s’arrêter aux frontières.
Depuis août 2025, des médias régionaux et nationaux ont suivi le parcours de Yaser, la mobilisation pour la famille Al Rayyes, la naissance de Pont de Mer Humanitaire et l’évacuation vers l’Égypte. Cette chronologie permet de comprendre comment une relation personnelle est devenue mobilisation collective, puis capacité humanitaire structurée.